Un Delacroix, volé à Paris en 2012, retrouvé à Belgrade

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Un Delacroix, volé à Paris en 2012, retrouvé à Belgrade

Message par Ben le Jeu 7 Nov 2013 - 7:20

Un Delacroix, volé à Paris en 2012, retrouvé à Belgrade
Par: rédaction >1/11/13 - 10h49  Source: Belga"La Liberté guidant le peuple" Eugène Delacroix (illustration) © reuters.
Une toile d'Eugène Delacroix, d'une valeur de 600.000 euros, dérobée en novembre 2012 à Paris, a été retrouvée en juin à Belgrade et rapatriée en France cette semaine, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Le voleur présumé de cette toile avait été arrêté à Paris, puis écroué en septembre. L'homme, un Serbe de 50 ans, est soupçonné d'avoir subtilisé sans violence cette toile de petite taille (15 cm de haut, 19 de large), intitulée "Les Arabes d'Oran", fin novembre 2012 dans une galerie de la rue Saint-Honoré à Paris. 

Le 30 novembre 2012, une employée de la galerie d'art s'était aperçue en début d'après-midi que le tableau n'était plus à sa place. Un inconnu avait réussi à décrocher la toile et à s'enfuir avec. 

Le voleur présumé a été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire pour vol et recel en bande organisée et association de malfaiteurs, avait précisé en septembre une source judiciaire, évoquant "un trafic d'art". 

L'homme est également soupçonné d'avoir dérobé, la veille du vol du tableau de Delacroix, une statuette de cristal représentant la Victoire de Samothrace, estimée à 40.000 euros, dans une boutique du verrier Lalique à Paris. Il est aussi mis en cause dans le vol d'un autre tableau fin novembre 2011 à Paris.

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D'où viennent les 1400 oeuvres d'art découvertes à Munich ?

Message par Ben le Jeu 7 Nov 2013 - 7:23

D'où viennent les 1400 oeuvres d'art découvertes à Munich ?
Par: rédaction 
6/11/13 - 20h15  Source: Belga
© ap.
Collectionneurs juifs spoliés, musées allemands purgés par les nazis... Déterminer l'origine des plus de 1.400 oeuvres d'art découvertes à Munich est un travail de titan pour les autorités allemandes critiquées pour leur apparente nonchalance.
"Les fonctionnaires qui s'occupent de l'affaire jouent un rôle bizarre, ils gardaient le secret" depuis plus d'an an, écrivait mercredi le quotidien General Anzeiger de Bonn. 
"La timidité des efforts jusqu'à présent est sidérante", renchérissait le Münchner Merkur de Munich, la capitale bavaroise où furent retrouvées par hasard en février 2012, dans un appartement jonché d'ordures, 1.406 oeuvres dont des tableaux inconnus de Marc Chagall ou Otto Dix. 
Ces dessins, aquarelles, lithographies ou peintures ont été trouvés dans l'appartement de Cornelius Gurlitt, octogénaire, fils d'un grand collectionneur d'art considéré comme juif, par sa grand-mère, qui a collaboré avec les nazis en écoulant à l'étranger des oeuvres volées aux juifs ou décrochées des musées. 
"Le gouvernement ne s'est pas couvert de gloire", commentait le Rhein-Neckar-Zeitung. 
"S'il est exact qu'une seule experte travaille sur la question compliquée des restitutions (..) on peut douter que les fonctionnaires aient mesuré le sérieux de la situation", ajoutait le Merkur. 
Le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert, qui assurait lundi que des experts aidaient "depuis des mois" le parquet de la petite ville d'Augsbourg, en charge de l'affaire, a précisé mercredi que des renforts étaient "à l'étude". 
Car personne ne prétend que la solution soit simple. 
En 1938 les nazis ont fait passer une loi pour purger les musées de l'"Art dégénéré", oeuvres parfois, mais pas toujours, réalisées par des artistes juifs. Tout ce qui n'était pas la représentation classique du corps humain était suspect aux yeux des autorités. 
"En tant que propriétaire, le Reich allemand pouvait décider librement de se séparer de certaines oeuvres, pour quelque raison que ce soit", expliquait mardi dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung Imke Gielen, avocate spécialisée dans les affaires de restitution. 
Si Hildebrandt Gurlitt a à cette occasion acheté des tableaux, même à vil prix, son héritier Cornelius en serait le légitime propriétaire. D'ailleurs, après la guerre, les Alliés et le législateur allemand ont décidé de ne pas abolir la loi de 1938, pour donner des assurances au marché de l'art. 
Les Américains, qui occupaient le sud-ouest de l'Allemagne ont saisi en 1945 la collection de ce marchand en cheville avec le Troisième Reich, selon des documents mis en ligne mercredi par le Holocaust Restitution Project, mais elle lui fut restituée en 1950. 
La question des Juifs spoliés est sensiblement plus compliquée. Fin 1998 fut conclu l'"Accord de Washington" par lequel les Etats et les grands musées s'engageaient à faire le maximum pour rendre à leur propriétaire ou aux ayants droit les toiles qui pendraient à leurs cimaises. 
Mais, outre qu'il ne s'agit que d'un engagement volontaire, il ne concerne pas les particuliers. 
"S'il est prouvé que Cornelius Gurlitt a hérité (de ces oeuvres), il en est l'héritier en tant que personne privée", a expliqué Vanessa-Maria Voigt, spécialiste de la question des restitutions, attachée au Stadtmuseum de Munich. "Il peut alors conserver les peintures. Il y a eu des restitutions de la part de particuliers, mais sur une base volontaire". 
"Les héritiers, dont les familles ont été spoliées à l'époque nazie, peuvent tenter de faire valoir leurs droits", nuançait Me Imke Gielen. L'issue d'une telle procédure est "variable". 
Mardi, le procureur d'Augsbourg Reinhard Nemetz a lancé un appel durant sa conférence de presse pour que "qui estime avoir perdu des oeuvres d'art durant le régime nazi s'adresse au parquet". 
Ces incertitudes expliquent la grande prudence de l'Art Recovery Commission, groupe créé par le milliardaire américain Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial, pour traquer les oeuvres volées durant la Shoah. 
Son conseiller juridique Charles Goldstein a dit au New York Times de mercredi ses doutes sérieux quant aux possibles restitutions. "Il faut arriver à déterminer si (les oeuvres) ont été volées ou prises dans les musées", souligne-t-il en montrant de l'indulgence pour les autorités allemandes: "elles se retrouvent avec une patate chaude".

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Un Matisse, propriété du grand-père d'Anne Sinclair ...

Message par Ben le Jeu 7 Nov 2013 - 7:29

Un Matisse, propriété du grand-père d'Anne Sinclair, retrouvé à Munich
Par: Maximme Valensart >4/11/13 - 18h24  Source: AFPAnne Sinclair, directrice éditoriale de la version française du Huffington Post. © reuters.
VIDÉO Près de 1.500 tableaux de maîtres, dont Picasso, Matisse et Chagall, confisqués par les nazis ou vendus par des Juifs persécutés, ont été découverts dans un appartement à Munich, affirme dimanche Focus. Parmi les oeuvres découvertes se trouve un tableau d'Henri Matisse qui avait appartenu auparavant au collectionneur juif Paul Rosenberg, le grand-père de la journaliste Anne Sinclair, forcé d'abandonner sa collection lorsqu'il a fui Paris, écrit le journal allemand.
L'appartement où ont été retrouvées les toiles. © reuters.Exposition sur l'"art dégénéré" à Berlin en 1938. © reuters.© reuters.© reuters.
Selon La Libre Belgique, cette toile dont Anne Sinclair devrait cohériter fait partie d'une série intitulée "Portraits d'une Dame", qui appartenait jusqu'en 1940 à ce collectionneur mondialement célèbre pour avoir découvert Henri Matisse, mais aussi Georges Braque ou Fernand Léger.
Décédé en 1959, le grand-père maternel d'Anne Sinclair tenait une galerie d'art rue de la Boétie, près des Champs-Elysées à Paris. Il avait notamment signé un contrat d'exclusivité avec Picasso de 1918 à 1939. 
En 1941, il dut fuire Paris, les Allemands ayant investi sa galerie. Parti aux Etats-Unis avec sa famille, Rosenberg aurait été spolié de près de 200 toiles par les nazis. Cent-soixante lui ont été restituées après la guerre: des Degas, Renoir, Cézanne ou Courbet notamment. 
Comme le rappelle La Libre, Anne Sinclair a déjà vendu plusieurs toiles héritées de son grand-père: les "Nymphéas" de Monet (pour 20 millions de dollars), un Fernand Léger et une "Odalisque" de Matisse à 33 millions de dollars. En 2008, l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn céda à l'État français le tableau de Pablo Picasso intitulé "Portrait de Madame Rosenberg et  de sa fille", qui représente sa grand-mère et sa mère.

La valeur des tableaux retrouvés estimée à un milliard d'euros
Selon Focus, qui affirme avoir mené une grande enquête, ces tableaux de grands maîtres du XXe siècle découvert ce week-end à Munich sont estimés à environ un milliard d'euros. Ils étaient entreposés dans l'appartement d'un octogénaire. 
Les tableaux avaient été découverts par la police allemande en 2011, mais cette découverte n'avait jamais été rendue publique jusqu'à l'article de Focus. 
D'après Focus, le père de l'octogénaire était un célèbre collectionneur allemand, Hildebrand Gurlitt, qui avait acheté ces tableaux dans les années 30 et 40. Ces oeuvres avaient été soit confisquées par les nazis à des Juifs et revendues ensuite, soit vendues à bas prix par des Juifs en fuite. Ou encore confisquées par des agents du Troisième Reich parce que considérées comme de "l'art dégénéré" - par opposition à l'art officiel prisé par Hitler - et revendues également ensuite par les nazis. 
Hildebrand Gurlitt, au départ peu apprécié des nazis notamment à cause d'une grand-mère juive, sut grâce à ses innombrables contacts et à ses immenses connaissances artistiques se rendre indispensable auprès des dignitaires du IIIe Reich. Il fut ainsi notamment chargé par le ministre de la Propagande, Joseph Goebbels, de vendre dans des pays étrangers des tableaux d'"art dégénéré" exposés dans des musées allemands. 

Un trésor au milieu de détritus
Après la fin de la Seconde guerre mondiale, Hildebrand Gurlitt sut se défendre de ses accointances avec les dignitaires du IIIe Reich, en mettant en avant ses origines juives et sa non-appartenance aux organisations nazies. Il affirma égalemant avoir aidé des Juifs et des artistes persécutés en achetant leurs biens. 
Pendant près de cinquante ans, son fils, un solitaire sans profession, a gardé ces tableaux dans des pièces sombres de son appartement rempli de boîtes de conserve périmées et de détritus. Au fil des ans, il a vendu certains de ces tableaux et a vécu du produit de ces ventes. En 2011, la police allemande a perquisitionné dans l'appartement du fils Gurlitt, dont le comportement était suspect, et a découvert les tableaux, selon le journal.

© ap. 

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